Globalisation et droits humains

    Les catastrophes industrielles telles que celle du Probo Koala, navire pĂ©trolier qui a deversĂ© 600 tonnes de dĂ©chets toxiques dans la ville d’Abidjan en CĂ´te d’Ivoire en 2006, se sont multipliĂ©es Ă  un rythme inquiĂ©tant ces dernières annĂ©es, occasionnant des dommages environnementaux et sociaux parfois irrĂ©versibles.

    Partout à travers le globe, la mondialisation a par ailleurs bouleversé les modes de vie des populations autochtones ; de nombreuses communautés sont expulsées ou voient leurs moyens de subsistance traditionnels disparaître à mesure que les exploitations industrielles se développent. Et de citer pour preuve le nombre effarant de langues autochtones qui sont menacées de disparition : suivant un récent rapport des Nations Unies « près de 90% des langues parlées par les populations autochtones à l’échelle mondiale risquent de disparaître au cours des 100 prochaines années » (Source : Sate of the World’s Indigenous Peoples ; United Nations, January 2010).

    Les droits fondamentaux des travailleurs sont constamment négligés au profit d’une réduction systématique des coûts et du maintien d’un niveau toujours plus élevé de la cadence de la production. Dans certains pays, il n’est pas rare que les mouvements de grève soient réprimés de manière brutale voire meurtrière.

    Ce même souci de productivité a en outre pris le pas sur la qualité des produits finaux de sorte que les consommateurs ne sont guère épargnés par la logique mercantile. Là encore, l’affaire des jouets contaminés au plomb de l’usine Mattel en Chine suffit à le démontrer.

    Les personnes et l’environnement sont trop souvent les victimes des activités des multinationales, en particulier dans les pays du Sud. Or l’absence de cadre réglementaire adapté à la mondialisation ne permet pas d’établir les responsabilités ni d’obtenir réparation des préjudices.

    Il faut que le scandale cesse : « Des Droits pour Tous, Des Règles pour les Multinationales !»

    Coordonnée par la Coalition européenne pour la Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises ECCJ, cette campagne vise à sensibiliser l’opinion publique et les décideurs sur la nécessité d’un cadre juridique européen obligeant les entreprises multinationales à rendre compte des violations des droits sociaux et des dommages environnementaux commis dans les pays en développement.

    Nous avons remis en juillet les 73 000 signatures collectées (dont 30 000 en France !) au vice-président de la Commission Européenne, avec l’appui de 140 eurodéputés,  au moment de la préparation de la nouvelle communication sur la RSE et de la révision de la directive Transparence. Un grand merci à tous les signatires !

    N’hĂ©sitez pas Ă  passer le mot Ă  vos amis en vous rendant sur la page Facebook de la campagne.

    Un certain nombre d’Ă©vĂ©nements ont eu lieu en marge de cette campagne : la publication d’études de cas dĂ©montrant des violations des droits de l’homme par des entreprises, une exposition artistique multi-mĂ©dia SO-OWE (en ligne), des confĂ©rences… Pour en savoir plus, visitez le site de la campagne !