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- Visionner l’interview de Maud PERDRIEL-VAISSIERE
- Voir dans le Dossier « Justice PĂ©nale : l’Histoire en marche » l’article « Les personnes morales seront-elles un jour responsables ? », revue Altermonde n°26, Juin 2011
Rappel des faits
Le 18 Novembre 2009, SHERPA, Global Witness, Greenpeace France, les Amis de la Terre et un ressortissant libérien ont déposé plainte devant le procureur de la République de Nantes contre les sociétés DLH France et DLH Nordisk A/S, filiales du groupe Dalhoff, Larsen and Horneman (DLH), pour dénoncer leur politique d’achat au Libéria du temps de la guerre civile.

Entre 2001 et 2003, DLH a ainsi acheté, importé en France et distribué en Europe du bois provenant d’entreprises forestières libériennes servant directement les intérêts du régime de Charles Taylor. Durant cette période, DLH s’est en effet fournie auprès d’entreprises nommément identifiées par plusieurs rapports des Nations Unies comme étant responsables de violations des droits de l’Homme, de manquements au régime de sanctions sur les armes imposé par les Nations Unies, de destructions de l’environnement et d’actes de corruption.
En important du bois en provenance de telles concessions forestières, nous considĂ©rons que DLH France et DLH Nordisk A/S se sont rendues coupables de recel. PrĂ©vue et rĂ©primĂ©e en droit pĂ©nal français, l’infraction de recel consiste Ă vendre et/ou Ă ĂŞtre en possession d’un bien sachant qu’il provient de la commission d’un crime ou d’un dĂ©lit. En l’espèce, le recel rĂ©sulte de l’origine illĂ©gale des grumes de bois achetĂ©es, importĂ©es et redistribuĂ©es par DLH, puisqu’elles proviennent de concessions forestières illĂ©galement acquises et exploitĂ©es en violation de la lĂ©gislation forestière libĂ©rienne.

