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Lafarge avoue avoir financé des groupes armés en Syrie

DECLARATION PUBLIQUE : Lafarge avoue avoir financé des groupes armés en Syrie

 

Paris – 2 mars 2017

Suite à la plainte déposée par Sherpa le 15 novembre 2016 pour financement du groupe terroriste Daech et complicité de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, LafargeHolcim admet avoir « remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés […] en vue de maintenir l’activité et d’assurer un passage sûr des employés et des approvisionnements vers, et depuis l’usine »[1].

L’enquête interne de Lafarge ne devrait pas laisser entendre que la responsabilité des liens avec les groupes armés revenait uniquement à la filiale syrienne du groupe. La maison mère française détenait 98,7 % de cette filiale, et était à l’origine et au courant de toutes les décisions prises sur place.

Cette reconnaissance partielle des faits démontre une nouvelle fois la nécessité d’une législation contraignant les multinationales à respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités à l’étranger. La loi sur le devoir de vigilance des multinationales adoptée définitivement le 21 février devrait pouvoir enfin éviter ce type de violation.

Pourtant, suite à la saisine du Conseil constitutionnel sur le devoir de vigilance, cette loi pourrait bien être censurée. Nous ne pouvons restez muets face à ces violations et espérons, avec l’ensemble des organisations de la société civile, que le Conseil ne fera pas primer la liberté d’entreprendre sur les droits humains.

 

Contact presse :

Lisa Rieux, chargée de communication : 01 42 21 33 25

 

[1] http://www.lafargeholcim.com/sites/lafargeholcim.com/files/atoms/files/03022017-press-lafargeholcim-syria-fr.pdf