Rafales en Inde : plainte de Sherpa contre Dassault

 Rafales en Inde : plainte de Sherpa contre Dassault

 

Le 26 octobre 2018, l’association Sherpa a déposé plainte auprès du Parquet national financier afin d’éclaircir les conditions dans lesquelles 36 avions de combat produits par Dassault Aviation ont été vendus à l’Inde, en 2016, et en particulier celles qui ont entouré le choix de son partenaire indien, Reliance, un groupe présidé par un proche du premier ministre indien,  Narendra Modi.

Cette plainte fait suite à celle déposée le 4 octobre 2018 par un ancien ministre et un avocat anti-corruption indiens auprès du Bureau central d’investigations de New Delhi en Inde, contre le Premier ministre indien Narendra Modi pour « abus de pouvoir » et « octroi d’avantages indus » dans le cadre de la vente des Rafale, ainsi qu’aux faits révélés par Mediapart[1] et à une enquête réalisée par Sherpa.

Anil Ambani, proche collaborateur de Narenda Modi, Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, et l’ancien ministre indien de la défense, Manohar Parrikar, ont été aussi visés dans la plainte déposée à New Delhi pour « complicité ».

Sherpa attend du Parquet national financier l’ouverture rapide d’une enquête sur la gravité des faits et les présomptions de la commission des infractions dénoncées : potentiels actes de corruption, octroi d’avantages indus, trafic d’influence, complicité de ces infractions, recel de corruption et blanchiment de ces infractions.

« La France ne peut pas faire moins que l’Inde. Une coopération entre les deux pays devrait rapidement s’instaurer, comme c’est toujours le cas s’agissant d’enquête relative à la grande corruption internationale. Par ailleurs, l’audition de grands témoins est possible et souhaitable »

selon William Bourdon, fondateur de Sherpa.