Dans son combat contre les flux financiers illicites, Sherpa s’intéresse au rôle joué par les intermédiaires, qui peuvent faciliter le transfert de fonds et le blanchiment.
Les législations LCB-FT, mises en place pour empêcher que l’argent issu d’activités illégales soit réintroduit dans l’économie, ou utilisé pour financer des activités terroristes, peuvent être renforcées pour mieux protéger l’État de droit. Sherpa propose notamment le renforcement de la responsabilisation des avocat·es face aux flux financiers illicites.
Pour cela, l’association recommande :
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De clarifier les obligations applicables et lever les freins au signalement ;
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De renforcer la prévention et la gouvernance professionnelle ;
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Et de garantir l’effectivité du dispositif par des mécanismes de responsabilité adaptés.
Mieux lutter contre les flux financiers illicites ne suppose pas d’opposer les exigences de l’État de droit à celles de la prévention du blanchiment. Dans cette perspective, les propositions formulées dans cette note ne visent pas à affaiblir la profession d’avocat·e, mais à mieux protéger son intégrité en clarifiant ses obligations hors du champ juridictionnel, en renforçant les garanties offertes aux professionnel·les de bonne foi et en rendant plus crédibles les mécanismes de prévention, de contrôle et de sanction.