Sous couvert de “simplification”, la Commission européenne s’apprête à présenter de nouvelles initiatives de déréglementation environnementale. Alors même que l’Europe s’est engagée à atteindre la neutralité carbone et à restaurer ses écosystèmes dégradés d’ici 2050, la Commission européenne continue de pilonner les règles environnementales à travers une dizaine d’“Omnibus” (une législation qui permet de modifier des textes existants) portant sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’usage des pesticides, ou encore l’encadrement des produits chimiques. Par ailleurs, le règlement contre la déforestation a été en partie vidé de sa substance.
Ces législations sont – ou étaient – pourtant un pilier de notre santé, de notre économie et de notre sécurité. Si ces derniers mois, la France a contribué à l’affaiblissement des règles de reporting et de devoir de vigilance pour les entreprises, il n’est pas trop tard pour qu’elle change de camp et choisisse de protéger les Européens contre ces régressions.