L’Assemblée nationale et le Sénat s’apprêtent à remettre en cause nos libertés fondamentales en votant, selon une procédure accélérée, une proposition de loi portant sur le secret des affaires.
Ce texte, qui sera étudié en séance publique à l’Assemblée nationale le 27 mars et qui porte sur « la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites », est la transposition d’une directive européenne adoptée en 2016 malgré les mises en garde des ONG, des syndicats, des journalistes et l’opposition massive des citoyens.
Un collectif de journalistes, de syndicats et d’associations se mobilise dans une tribune au « Monde » contre une proposition de loi qui pourrait empêcher à l’avenir de révéler des affaires comme celles du Mediator ou les « Panama Papers ».
Les collectifs : Les Sociétés des rédacteurs du Monde et de La Vie, les Sociétés des journalistes des Echos, de l’AFP, de TV5 Monde, du Point, de France 2, du Parisien-aujourd’hui en France, de BFM-TV, de Premières Lignes, de Challenges, de RMC, de Mediapart, de Télérama, du JDD, de Radio France, la Société des personnels de l’Humanité, la Société des journalistes et du personnel de Libération ; CrimHalt, collectif On ne se taira pas !, Ingénieurs sans frontières-AgriSTA, Alternatives économiques, La Télé libre ; la Société des journalistes de France 3.
Les personnalités : Eric Alt, vice-président de l’association Anticor ; Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité ; Antoine Deltour, lanceur d’alerte « LuxLeaks » ; Jean-François Julliard, directeur exécutif de Greenpeace France ; Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l’Ugict-CGT ; Elise Lucet, journaliste ; Patrick Monfort, secrétaire général du SNCS-FSU ; Eric Peres, secrétaire général de FO-Cadres ; Dominique Plihon, économiste, porte-parole d’Attac ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac ; Emmanuel Vire, secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT).
Et aussi : Pablo Aiquel, journaliste (SNJ-CGT) ; Dr Marc Arazi, lanceur d’alerte du « Phonegate » ; Eric Beynel, porte-parole de l’union syndicale Solidaires ; Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de l’Ugict-CGT ; Thomas Borrel, porte-parole de l’association Survie ; Dominique Cellier, président de l’association Sciences citoyennes ; Florent Compain, président de l’association les Amis de la Terre France ; Sandra Cossart, directrice de l’association Sherpa ; Mathilde Dupré, présidente du Forum citoyen pour la RSE ; Ivan du Roy, journaliste, co-rédacteur en chef de Basta ! ; Wojtek Kalinowski, co-directeur de l’Institut Veblen ; Patrick Kamenka, journaliste, SNJ-CGT ; Ingrid Kragl, directrice de l’information, Foodwatch ; Elliot Lepers, directeur de l’ONG Le Mouvement ; Jean Merckaert, rédacteur en chef de la Revue Projet ; Edward Perrin, journaliste, président du collectif « Informer n’est pas un délit » ; Olivier Petitjean, journaliste, coordinateur de l’Observatoire des multinationales ; Emmanuel Poilane, directeur général de France Libertés et président du Centre de recherche et d’information pour le développement ; Patrick Raffin, photographe ; Christophe Ramaux, économiste à l’Université Paris-I, membre des Economistes atterrés ; Clément Rémy, président de l’ONG Pollinis ; Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France ; Agnès Rousseaux, journaliste, co-rédactrice en chef de Basta ! ; Bernard Salamand, réseau d’information Ritimo ; Clément Thibaud, président de l’Association des historiens contemporanéistes de l’enseignement supérieur et de la recherche